mardi, 20 décembre 2005

Waterloo, et alors ?

Et une polémique qui secoue gentiment notre pays ! Une de plus ! 

Waterloo, Napoléon, bon, pas bon, sympa, pas sympa, utile, inutile, condamnable, ou non ? 200 ans après, la France se crée ses débats, ses discussions, ressassant un passé que des générations plutôt brillantes d'historiens ont décrit, analysé et critiqué en long, large et en travers comme l'attestent les nombreux ouvrages parus sur l'Empire. Que de bruits pour rien...Nous étions censés célébrer une date liée à un évènement historique, nous nous retrouvons à faire une psychanalyse collective sur le bien-fondé et la correction d'un de nos plus grands hommes d'Etat.

Sommes-nous tous les 18 Juin à faire l'inventaire des actions - bonnes ou mauvaises - de De Gaulle ? Sommes-nous tous des collabos lorsque nous nous souvenons de la bataille de Verdun, du courage des poilus et du rôle tenu par Pétain dans ces jours sombres ?

Sommes-nous tous esclavagistes lorsque nous nous souvenons avec émotion de la bataille de Waterloo, quand ces hommes se déchiraient sur ce funeste champ de bataille, participant bien involontairement à la gloire d'un règne dictatorial ?

Doit-on oublier Marignan 1515 sous prétexte que François 1er n'a pas su éviter quelques famines dans ces campagnes, ou lorsque ses armées en route vers l'Italie se servaient sur le dos de ses paysans, ou pillaient sans vergogne la Lombardie ? 

Pendant que nous débattons gentiment de ces vieilloteries, notre pays ne règle pas ses problèmes, mais au contraire les fuit. Quand la France se décidera-t-elle à se tourner vers l'avenir ? Comment songer gagner l'organisation des Jeux Olympiques à Paris en faisant la promotion d'une capitale en noir&blanc, chantée par Trénet, avec Belmondo, Deneuve et Johnny comme mangeurs de croissants, alors que Londres fait grand bruit de son éclectisme et de son ouverture sur le monde, et rafle la mise ?

La France, dangereusement, s'enfonce dans des replis identitaires et communitaristes dans lesquels les Villiers, Le Pen et Sarkozy se complaisent. Le pays se complait dans les faux-débats, les faux-fuyants et les fausses bonnes solutions piteusement proposés par nos politiques ; encore un exemple frappant, avec cet énième débat sur le choix de la méthode d'apprentissage de la lecture. Oui, préoccupons-nous en, certes. Mais la priorité ne serait-elles pas de redonner confiance à nos jeunes, dès le plus jeune âge, de restaurer l'autorité de parents déboussolés, de réinculquer à nos enfants les vertus de la République, de leur donner toutes les chances de trouver un emploi digne ?

Vastes questions, vrais problèmes à traiter...mais personne au front. Waterloo a bon dos, décidément.

lundi, 19 décembre 2005

Ma géographie du football (2) : Amériques

Impossible d'apprendre sa géographie des villes grâce au foot en Amérique du Sud ! Colo-Colo, Boca Juniors et Fluminense ; autant de noms mythiques laissant rêveur tout fan de foot qui se respecte, mais impossible de les raccrocher à une ville. On sait vite que Buenos Aires, Santiago, Rio et Sao Paulo regorgent de clubs mais on se contente volontiers de la magie de noms évocateurs de dribbles, coups du sombrero et - ça arrive parfois - tacles à la gorge et corruptions de gardien.

Si l'évocation des pays européens, son cortège de clichés, et nos rivalités historiques traditionnelles brouillent un peu notre objectivité footballistique et exacerbent les passions, les pays d'Amérique du Sud deviennent des icônes romantiques du jeu football, et non plus du sport football.

Ah l'Argentine ! La caractéristique première de ces joueurs, dans mon imaginaire, c'est qu'ils ont les cheveux longs. Signe de puissance chez nos Francs, c'est un signe de grinta - de gnac, de combativité - pour l'argentin...Kempes et Caniggia en sont les plus beaux spécimens...Le foot est utile pour réviser son histoire : le parallèle entre football et géopolitique est ainsi mis en évidence à l'époque de la dicature de Videla où le foot était instrumentalisé à des fins de propagande, surtout à l'occasion de la Coupe du Monde 78, véritable vitrine d'un régime militaire sans chichi. On disserte encore sur l'influence de la victoire argentine dans le renforcement de cette dicature militaire...

Grand rival de l'Argentine, le Brésil : rivaux sportifs mais aussi économiques et culturels, ces 2 pays se disputant le leadership régional. Le Brésil et son foot samba dont les principales icones figurent dans les équipes de 1958 (Garrincha, Pelé), 1970 (encore Pelé et cie...) et 1982/1986 (Socrates...). Magnifiques, géniales, brillantissimes, ces équipes brésiliennes ont elles aussi été utilisés par les divers gouvernements non démocratiques au pouvoir dans ce pays. Le Brésil, où quand le foot devient le plus beau des caches-misères.

Le Pérou et l'Uruguay tiennent une place particulière en Amsud : le Pérou car ces fiers descendants du peuple Inca - et leurs magnifiques maillots de la coupe du Monde 82 - se sont toujours révélés de drôles de filous, que ce soit sur le terrain (esprit un peu limite) ou en dehors, avec de sombres histoires de corruption de joueurs.

Et l'Uruguay - sacrés joueurs aux tempéraments de feu - car responsables du plus grand drame humain recensée au Brésil, à savoir la défaite des Brésiliens en 1950 lors de leur coupe du Monde. Les Uruguayens passant pour des monstres sans coeur, les Brésiliens étant marqués à vie par ce véritable drame national et transgénérationnel.

L'Amérique du Sud, où quand le foot est plus fort que tout...

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jeudi, 15 décembre 2005

Ma géographie du football (1) : Europe

Un article du vénérable site des Cahiers du football (http://www.cahiersdufootball.com/article.php?id=2039) m'a fait tout drôle l'autre jour, car, comme son auteur, j'ai moi-même développé un très fort lien entre la géographie, le football, et plus tard l'histoire.

Tout a commencé en CM1 quand mon instituteur a remarqué que je savais où se trouvait les principales villes du pays sur la carte, et, de temps en temps, des villes étrangères telles Birmingham, Turin, Le Pirée... . Avec ma passion du foot, disons que j'ai appris la géographie par l'autre bout de la lorgnette, celui un peu moins conventionnel, mais tout aussi enrichissant, que celui des livres. Le tout enrobé de considérations économiques et politiques.

Les clubs de l'est m'attiraient particulièrement ; je savais où se trouvait Leipzig, Dniepropretosk et Kiev...Que le Dynamo Bucarest était le club de l'armée roumaine, que le Steua de la même ville était le club de la police (ou l'inverse), et le club préféré d'un certain Ceausescu...Là-bas, les stades étaient grands, pleins de militaires, l'image sur l'écran de télé lors des rares retransmissions pas terrible.

En Espagne, j'appris effaré que le Barça et le Réal ne jouaient pas dans un stade de football, mais dans de gigantesques "vaisseaux" dignes - dans ma petite tête - de ceux d'Albator ou des San Ku Kaï...Et qu'il fut difficile de trouver l'Espanyol sur la colline de Montjuic, le Betis à Seville...

Les clubs allemands avaient des noms qui m'attiraient, curieusement : le Borussia Mochengladbach, l'Eintracht Francfort, le HSV Hambourg de Keegan par exemple. Une carte démographique de la RFA - avec des densités de population parmi les plus fortes d'Europe alliée à des clichés à la vie dure - m'intriguaient : je pensais que tous les Allemands avaient de la "rigueur", étaient "solides et sans floritures", et qu'ils conduisaient tous des voitures énormes qu'ils faisaient rouler à 230 km/h sur les autoroutes interminables de la Ruhr, immense ensemble sidérurgique sans âme. Et à Leverkusen, tout le monde travaillait dans l'entreprise locale, Lever, pour envoyer à ma mère des tonnes de poudre pour le lave-linge...Et en RDA, c'était un peu le moyen-âge, paraissait-il...

Les clubs anglais m'intriguaient, mais il était impossible de trouver Arsenal, West Ham, Aston Villa et Everton sur la carte...heureusement, je compensais avec Liverpool, Birmingham, et Notthigham Forest, une drôle de ville avec une grande forêt autour, dans mon imaginaire.  J'étais aussi victime d'un contexte plutôt anglophobe : les "Anglais" (ce qui incluaient les écossais, les irlandais, les gallois...), tous ces "GB" et "UK" qui roulaient à 2 à l'heure sur la route des vacances avec leurs jolis Rover et leur teint blafard était en fait de redoutables footballeurs qui, si ils mangeaient très mal, étaient aussi "très physiques", taclant à tout va entre une tasse de thé et une pinte de "lager", le tout dans des stades fantastiques comme Anfield ou Wembley. Puis j'appris effaré que des dizaines de clubs étaient situés à Londres...incroyable, quel bonheur, tous ces clubs à portée de main ! A Glasgow, 2 clubs principaux, le Celtic et les Rangers (quel nom fantastique) et, surtout, pleins de gens sympas qui venaient en vacances avec un autocollant SCO au derrière...(de leur voiture) : naîvement, je pensais que ces natifs de ce beau pays d'Ecosse (SCOtland) étaient surtout des vagues de supporters de mon club de losers, le SCO d'Angers.

Plus dure est la chute...

 

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mercredi, 14 décembre 2005

Un roman français...

...que ce "Une vie française" de Jean Paul Dubois, paru l'an dernier aux éditions de l'Olivier (suivez avec attention les sorties de cette maison, c'est souvent très bien). Indiscutablement.

Français parce que s'inscrivant dans une certaine tradition littéraire, et d'une qualité littéraire certaine. Ce livre est très bien écrit, et m'a redonné envie de me remettre au roman français. Comme le papy de Sartre - pour qui la littérature n'avait plus aucun sens après la mort d'Hugo - lire un roman, français de surcroît, n'était plus imaginable depuis mon dernier essai - la tentative de lecture vite avortée du Goncourt 98. Pour ça, merci Mr Dubois.

Français aussi car toujours à la croisée des chemins de l'humour et des larmes. Ce livre vous fera rire, avec de véritables grands moments de rigolade. Alors que des livres prêtent souvent à sourire, avec lui, on rit parfois franchement, comme lors de la scène du gigot par exemple...et puis, insidieusement, sans s'en rendre compte, ou presque, on retrouve les drames de la vie qui, nous rattrapent, tous, un jour. Et là, on rigole plus du tout, on serre les dents, et on a un p'tit peu les larmes aux yeux parfois...

Français aussi car surfant sur cette vague "rétro" tellement à la mode en ce moment - l'histoire débute à l'époque De Gaulle - mais on replonge volontiers dans notre enfance des années 70, puis 80 : un grand plaisir savamment dosé par Dubois, qui ne tombe jamais dans le passéisme bon teint et le "ah, c'que c'était mieux dans le temps" de nos grands-parents...

Français enfin car le héros du livre a sa maîtresse (allez vite mater ce derrière!),  fait allègrement cocue sa femme pendant quelques années puis... se rend compte que ladite épouse modèle fait de même depuis x années...bref, un petit peu d'érotisme qui n'a jamais tué personne et qui donne à ce bouquin encore plus de peps !

Bonne lecture !

vendredi, 09 décembre 2005

La Chambre des Morts

Noyés sous une encombrante pléiade d'auteurs britanniques et américains - certains talentueux, d'autres médiocres, beaucoup vendeurs  - les auteurs de thrillers policiers français surnagent péniblement dans ce petit mais impitoyable monde de l'édition française. Un Chattam, un Grangé ont certes réussi à faire leur trou (j'ai trouvé Le Vol des Cigognes très original par exemple, et le Chattam que j'ai commencé s'annonce particulièrement morbide) mais ce ne sont que de brillantes exceptions dans un désert de créations made in France. A vrai dire, peu importe l'origine de l'auteur, on se contrefiche de sa nationalité, mais on s'interrogeait tout de même sur cette faiblesse dans ce genre particulier du thriller alors que nos auteurs de policier, emmenée par Fred Vargas, réussissaient à tirer dans le même temps leur épingle du jeu...

C'est dans ce contexte que j'ai eu un plaisir immense à lire en quelques soirées un bouquin qui restera en bonne place dans ma bibliothèque, j'ai nommé La Chambre des Morts, aux éditions du Passage. Non, ce bouquin ne renouvelle pas le genre, loin de là (je lui trouve par moments un côté très "Le silence des Agneaux", vous comprendrez en le lisant...),  mais disons qu'il donne un bon coup de pied au c... à ce monde bien tranquille de l'édition française, plus préoccupée à sortir le chéquier pour traquer le gros gibier anglo-saxon et à se regarder le nombril à l'occasion de ces ennuyeuses rentrées littéraires, qu'à éditer des auteurs du calibre de Frédéric Thilliez.

Chez ce petit éditeur, cet ouvrage aurait été condamné à un anonymat certain sans le petit miracle du bouche à oreille des libraires, relayé par 2 chroniques télé (dont 1 du patron de la griffe noire, à St Maur, dans l'émission "Le magazine de la santé" (!) ; au fait, petit aparté, cette librairie a-t-elle toujours des chiottes dans sa vitrine, pour exposer les plus belle m... publiés ?). Un succès relayé ensuite dans nombre de librairies, dont le rôle prescripteur n'est plus à démontrer, puis sur les sites marchands de vendeurs de bouquins.

La force du roman, c'est cette touche sociale toujours présente, que ce soit dans les déboires des 2 héros, au chômage, déséspérés, ou dans les sombres descriptions d'une région en souffrance, le Nord. Parfois promoteur touristique de sa région, l'auteur s'égare parfois dans des poncifs du style "dans le Nord, le temps est pourri, c'est moche à pleurer, mais ce que les gens sont sympas". On ne lui en tiendra pas rigueur, loin de là, tant l'histoire est prenante, bien écrite, et la folie meurtrière de cerveaux torturés bien contrôlée, dans un scénario que le cinéma va vous mettre en boîte d'ici peu, je vous colle un billet là-dessus.

"La chambre des morts" est bien la preuve qu'il est inutile de délocaliser les histoires au bout du monde. Ecrire des bons bouquins avec des héros s'appelant Sylvain, Lucie et Jean-Pierre, avec pour cadre les zones industrielles de Dunkerque et de la Grande-Synthe, c'est possible. Le début d'une longue série, par Thilliez, dans le Nord ou ailleurs, ou par d'autres, en Mayenne ou ailleurs...

 

jeudi, 08 décembre 2005

La liste noire du football mondial (1) : Jean-Michel Aulas

Ce monsieur, businnesman du football, est un danger public. Honneur donc pour ce premier numéro à ce pourfendeur du football qu'on aime tous, loin des soucis financiers - forcément anodins - de l'ennemi public n°1.

Mon jour n'est pas choisi au hasard : depuis hier, et l'annonce de Connardus d'ester la Fifa pour "abus de position dominante imposant aux clubs de mettre leurs joueurs à disposition des équipes nationales, sans indemnités, ni prise en charge des assurances" - (un peu plus il va nous faire pleurer) Aulas est devenu ce qu'est Sarko pour l'avenir de ce pays : un danger public, incontrôlable, arrogant, haineux ...

Depuis hier, en compagnie d'un de ses sbires du G14 (association à but lucratif de clubs auto-proclamés "grands" d'Europe...mmm une question au passage : quel est le palmarès européen de Lyon ?), Aulas a déclaré la guerre aux fans de foot, mettant en danger le foot de sélection, dernier rempart contre la folie fric dans le football.

Celui qui veut américaniser notre sport, allié des Le Lay et autres Bompard, ne "sonne pas la révolte des clubs", comme le titre fallacieusement Libération.fr, mais ne défend que des intérêts partisans, financiers, à l'encontre de l'histoire d'un sport qui a construit sa légende par l'intermédiaire des compétitions internationales entre nations, compétitions et matchs amicaux de préparation qu'Aulas veut faire disparaître. Pourtant, ces mêmes compétitions sont bien pratiques pour faire grimper la côte des joueurs à l'approche des périodes de transfert

Malhonnête, Aulas utilise les malheurs d'un de "ses" joueurs, Abidal, blessé au pied lors d'un match des Bleus en Martinique, blessure récidive et similaire d'une autre, contractée cette fois en début de saison lors d'un "tournoi de la Paix" joué...en Corée, tournoi à la légitimité sportive (plateau d'équipes de seconde zone), éthique (organisé par une secte) et...climatique (!) douteuse (ah la Corée l'été, son humidité étouffante, souviens-toi l'été 2002).

Et dire que Lyon est devenu récemment le club préféré des français, avec un président comme Aulas...

"Qui ne saute pas n'est pas Lyonnais !" dit le sympathique adage... Pas près de se lever moi.

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mercredi, 07 décembre 2005

La décroissance, maintenant

Un livre essentiel est paru, en septembre, discrètement, chez nos amis libraires. Ecrit par JP Besset, ancien du "Monde" notamment, "Impasse de l'Homme : Comment ne plus être progressiste sans devenir réactionnaire" (Fayard) est un livre solide, extrêmement bien documenté et foncièrement pessimiste. Donc réaliste.

Plus qu'un pamphlet écologique, l'ouvrage est aussi une diatribe sans concession sur "l'homo economicus", ses excès, ses mensonges, sa folie qui, tous les jours, inlassablement et avec un aveuglement sidérant, détruit vitesse grand V notre écosystème. Et Besset d'évoquer avec talent et force le "biocide" en cours mené par l'homme, véritable loup pour l'homme. Désastres écologiques, humains, imposture économique, mensonges de la publicité, indifférence des médias, inutilité des politiques, tout y passe. Le livre se veut un panorama complet et fidèle des incohérences de ce monde, celles qui nous mènent tout droit dans le mur.

Une solution existe, cependant. Elle n'est pas simple, elle implique des changements radicaux dans nos modes de vie, dans nos modes de pensée, elle implique un revirement à 180° de nos pratiques quotidiennes, cette solution se nomme la décroissance. Défendue depuis quelques années déjà par des mouvements alternatifs, cette idée fait son chemin parmi les Verts, a aussi désormais son propre parti, d'ailleurs critiqué parmi les plus fervents "décroissants", et est l'objet de forums passionnés (http://forum.decroissance.info/ par exemple) sur le net (dont 1 sur Blogspirit d'ailleurs).

La décroissance, véritable mode de vie, est  comme son nom l'indique l'abandon du crédo "Croissance = Bonheur" que droite et gauche, pour des raisons diamètralement opposées, défendent avec la même énergie et le même aveuglement depuis plus de 100 ans. Ce livre, ces forums, cette ferveur plutôt saine des "décroissants" m'ont personnellement convaincu...mais il faut agir au quotidien, et là on se rend compte à quel point c'est difficile, à ce niveau de l'infinitiment petit qu'est ma personne (oui, mon régime anti-choléstérol fait des miracles !), de changer un comportement que je sais très largement perfectible.

La décroissance, une solution, LA solution.

Voir aussi : http://www.decroissance.info/Comment-ne-plus-etre-progres...

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