jeudi, 15 décembre 2005
Ma géographie du football (1) : Europe
Un article du vénérable site des Cahiers du football (http://www.cahiersdufootball.com/article.php?id=2039) m'a fait tout drôle l'autre jour, car, comme son auteur, j'ai moi-même développé un très fort lien entre la géographie, le football, et plus tard l'histoire.
Tout a commencé en CM1 quand mon instituteur a remarqué que je savais où se trouvait les principales villes du pays sur la carte, et, de temps en temps, des villes étrangères telles Birmingham, Turin, Le Pirée... . Avec ma passion du foot, disons que j'ai appris la géographie par l'autre bout de la lorgnette, celui un peu moins conventionnel, mais tout aussi enrichissant, que celui des livres. Le tout enrobé de considérations économiques et politiques.
Les clubs de l'est m'attiraient particulièrement ; je savais où se trouvait Leipzig, Dniepropretosk et Kiev...Que le
Dynamo Bucarest était le club de l'armée roumaine, que le Steua de la même ville était le club de la police (ou l'inverse), et le club préféré d'un certain Ceausescu...Là-bas, les stades étaient grands, pleins de militaires, l'image sur l'écran de télé lors des rares retransmissions pas terrible.
En Espagne, j'appris effaré que le Barça et le Réal ne jouaient pas dans un stade de football, mais dans de gigantesques "vaisseaux" dignes - dans ma petite tête - de ceux d'Albator ou des San Ku Kaï...Et qu'il fut difficile de trouver l'Espanyol sur la colline de Montjuic, le Betis à Seville...
Les clubs allemands avaient des noms qui m'attiraient, curieusement : le Borussia Mochengladbach, l'Eintracht
Francfort, le HSV Hambourg de Keegan par exemple. Une carte démographique de la RFA - avec des densités de population parmi les plus fortes d'Europe alliée à des clichés à la vie dure - m'intriguaient : je pensais que tous les Allemands avaient de la "rigueur", étaient "solides et sans floritures", et qu'ils conduisaient tous des voitures énormes qu'ils faisaient rouler à 230 km/h sur les autoroutes interminables de la Ruhr, immense ensemble sidérurgique sans âme. Et à Leverkusen, tout le monde travaillait dans l'entreprise locale, Lever, pour envoyer à ma mère des tonnes de poudre pour le lave-linge...Et en RDA, c'était un peu le moyen-âge, paraissait-il...
Les clubs anglais m'intriguaient, mais il était impossible de trouver Arsenal, West Ham, Aston Villa et Everton sur la carte...heureusement, je compensais avec Liverpool, Birmingham, et Notthigham Forest, une drôle de ville avec une grande forêt autour, dans mon imaginaire. J'étais aussi victime d'un contexte plutôt anglophobe : les "Anglais" (ce qui incluaient les écossais, les irlandais, les gallois...), tous ces "GB" et "UK" qui roulaient à 2 à l'heure sur la route
des vacances avec leurs jolis Rover et leur teint blafard était en fait de redoutables footballeurs qui, si ils mangeaient très mal, étaient aussi "très physiques", taclant à tout va entre une tasse de thé et une pinte de "lager", le tout dans des stades fantastiques comme Anfield ou Wembley. Puis j'appris effaré que des dizaines de clubs étaient situés à Londres...incroyable, quel bonheur, tous ces clubs à portée de main ! A Glasgow, 2 clubs principaux, le Celtic et les Rangers (quel nom fantastique) et, surtout, pleins de gens sympas qui venaient en vacances avec un autocollant SCO au derrière...(de leur voiture) : naîvement, je pensais que ces natifs de ce beau pays d'Ecosse (SCOtland) étaient surtout des vagues de supporters de mon club de losers, le SCO d'Angers.
Plus dure est la chute...
22:45 Publié dans Foot ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foot


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