mercredi, 26 octobre 2005
Coupe de la ligue : ennui et désolement
La Coupe de la Ligue, c'est reparti...et pour tout fan de foot qui se respecte, franchement, et bien on l'évite comme la peste : aucune saveur, des équipes B peu motivés, une compétition sans histoire, celle qui fait justement le charme de la Coupe, la seule, la vraie, celle qui se joue avec tous les clubs du pays.
Des matchs à 21 h, qui se terminent souvent dans le bout de la nuit dans des séries de pénalties tirés sans conviction par des joueurs las - voyez Malouda et Carew hier...une compétition qui alourdit un calendrier déjà surchargé.
C'est nul ! Supprimons cette compétition, comme le propose Les Cahiers du football sur : http://www.cahiersdufootball.com/article.php?id=1322
22:05 Publié dans Foot ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foot
mercredi, 12 octobre 2005
Déroutant
Un documentaire déroutant, hier soir sur Canal, que ce Fog of War. Percutant, dérangeant, efficace. Ariel Wizman nous avait pourtant prévenus. Oui, on se sent bien inutiles - et petits aussi - après ce film.
Avec dans le rôle principal un McNamara à la fois sensible et effrayant...mais fascinant tout de même.
Sur ce, je vais essayer de dormir...
01:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 05 octobre 2005
De la fidélité du supporter
Une enquête aussi inutile que sympathique (comme souvent en ce qui concerne le foot) avait attiré mon attention il y a quelques temps. Uniquement relayé dans les médias sportifs type L'équipe, Les Cahiers du football ou So Foot, cette enquête révélait des disparités européennes fortes concernant les quelques millions de footeux européens.
Primo, pas de surprise, les Anglais, Espagnols et Italiens sont plus passionnés de foot que nous. Nous, on aime, surtout quand on gagne, eux ils adorent, même en cas de "big defeat", "gorda taula", et de "putano de defeto". Le français n'est pas fidèle, on le savait déjà, et ça s'applique pour pas mal d'autres domaines d'ailleurs.
En Angleterre, les supporters sont très attachés à leur club de leur ville d'origine, et ce quel que soit la division, le niveau et la qualité de l'équipe. Nick Hornby a toujours été fidèle au boring Arsenal des années 80, et mon pote David
supporte toujours Portsmouth. On peut pousser le bouchon plus loin car de nombreuses villes ont plusieurs clubs importants ; passons sur Londres avec Arsenal, QPR, Crystal Palace, West Ham, Chelsea, Tottenham, Charlton, j'en passe et des meilleurs, voyez à Liverpool (avec Liverpool FC et Everton), Birmingham (Aston Villa, Birmingham FC et West Bromwich) etc...Là, on est fidèle à l'équipe de son quartier, ce qui est encore plus fort. Parfois, mais assez rarement, quand on habite au fin fond du "ass hole" du pays, on supportera une autre équipe, au risque de se brouiller avec le reste de la famille, fidèle fans de l'équipe locale depuis 12 générations, et d'avoir à son éventuel mariage autant d'ambiance qu'à un congrès interrégional sur la dépression nerveuse.
En Espagne,
(ci-joint une fidèle reproduction du cadeau offert par mes parents lors de leur voyage à Majorque en 1986) c'est un peu différent car il y a deux clubs mythiques et rivaux. Pour le foot, les ibères sont rudes et fiers, et on va supporter son équipe locale, surtout qu'être socio dans un club est parfois un geste politique fort, vu les grands antagonismes régionaux dans ce pays. Le fan de l'Athletic Bilbao, du Betis Seville, du FC Valence est un indécrottable fan de son club. Mais les succès du Real Madrid et du Barça ont réussi malgré tout à attirer plus de fans, en tout cas, en dehors de leur sphères traditionnels de recrutement, respectivement la Castille et la Catalogne...C'est quand même confortable de supporter un club qui gagne.
En Italie, c'est un peu bizarre, et c'est un peu un mélange de tous les pays européens. Les italiens sont fous de foot, il y a des clubs prestigieux, à Milan, Rome, Turin, Florence...mais ils ne remplissent jamais leur stade. Aussi, à Turin, les gens supportent plus le Torino, un club en perdition, que la Juventus, qui est quand même la crème de la crème en Europe. Il y a même plus de supporters de la Juve en dehors d'Italie que dans la botte. Il y a aussi une rivalité Nord/Sud forte - rivalité économique aussi - et des clubs siciliens ou méridionaux comme Lecce ont des fans très fidèles.
Et en France, me direz-vous, c'est un peu n'importe quoi. Chaque club a plus ses spectateurs que ses inconditionnels. Avec un club par ville, on est cependant assez attaché au maillot local, qu'il soit orange (Laval), jaune (Sochaux, Gueugnon...) ou bleu (Strasbourg), mais trois clubs, le PSG, l'OM, et les Verts de St Etienne, arrivent à attirer un peu partout en France. L'OM aura ses fans à Wasquehal, Forbach et Paimpol, le PSG aura pour fans les gens qui n'aiment pas l'OM (donc aussi en théorie dans les 3 villes cités plus haut) et St Etienne aura les supporters les plus vieux de France, à savoir les nostalgiques qui avaient 20/30 ans au milieu des années 70 et/ou qui aiment la coiffure de Robert Herbin, le mythique entraineur des Verts...(quoiqu'écrasé par le SCO d'Angers en 73, 4/0...).
Moi, par exemple, mon club, c'est le Sco d'Angers, dont je suis tous les désastreux résultats depuis plus de 20 ans, et
je vous jure, faut avoir le moral. En guise de thérapie, à mi-temps, je suis aussi attentivement les résultats du PSG (vous devinerez donc par déduction mon intérêt pour la chose marseillaise) depuis 1990 environ, et j'allais même, un peu, (faut pas déconner), au Parc quand j'habitais Paris. Depuis, j'habite Toulouse et je suis les résultats du TFC - je suis allé voir quelques matchs dont le dernier TFC/Auxerre, très bien d'ailleurs - mais ce maillot violet ne me donnera jamais la même émotion que le maillot noir et blanc du SCO.
Disons donc que je suis un supporter mi-anglais, mi-français, ce que j'avais cru deviner vu mon intérêt pour les brunchs bien tassés et les belles blondes (les bières, pas les filles)...
12:04 Publié dans Foot ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foot
mardi, 04 octobre 2005
Ca va mieux
J'ai perdu, sans l'aide de Demis Roussos, 4 kilos.
Je refais un peu de sport, à bicyclette, en espérant croiser le fantôme d'André Pousse pour rigoler un bon coup.
Je sens, à l'instar de nos chers adolescents, que mon corps change.
Pourquoi faut-il se faire peur pour se bouger le luc ?! Mais bon, ça va mieux !
08:10 Publié dans Choléstérol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 03 octobre 2005
Epopées polaires
Vous pouvez, comme moi, n'avoir jamais été à la montagne, détester la neige (quelle horreur ce bruit sous les chaussures), le froid et le vent glacial, et avoir un jour, par curiosité ou masochisme, lu et apprécié des bouquins ayant pour cadre les étendues polaires de notre bonne vieille terre...
Si ces livres ne m'ont pas fait changer d'avis sur la neige, le froid et le vent glacial, toujours insupportables à mes petits yeux fragiles d'homme des plaines, je les ai d'autant plus appréciés que la seule idée de la possibilité d'un flocon de neige sur mon nez me fait éternuer...
Dans le désordre, 3 bouquins :
- Sir Ernest Shackleton : Au coeur de l'antarctique, aux éditions Phebus (super éditeur au passage de récits de voyages, matez le catalogue, c'est très sympa). Elle est un peu facile je sais, mais Monsieur Ernest n'avait pas froid
aux yeux, un vrai cinglé de l'antarctique, un obsédé de la conquête du pôle sud, un aventurier un poil bourru mais que la détermination à réussir ne peut que provoquer l'admiration. En automobile, traineau, avec des poneys, coincé dans les glaces avec son bateau, à pied, suivez le récit haletant de Shackleton et ses hommes, il y a près de 100 ans, sur ces terres hostiles. Héroïque.
- Collectif, Le Passage du Nord-est, aux éditions Payot (là aussi un éditeur de récits de voyage de grande qualité). Il s'agit d'un recueil de textes relatant les aventures déjantés d'aventureux aventuriers désireux d'en découdre avec le mythique passage du nord-est. Passage permettant de passer directement de l'atlantique au pacifique par la voie maritime de...l'océan arctique ! Cap au pôle nord donc, avec ces récits parfois dramatiques et cruels dans les longs et terribles hivers polaires, et où la survie des membres de ces expéditions du XIXè siècle relèvent parfois de véritables miracles, à côté desquelles l'apparition de la Vierge à Lourdes à Bernadette (Soubirous, pas la comtesse de Chichi) fait figure d'aimable blague de jeune adolescente paumée...
- Haroun Tazieff, Erebus volcan antarctique, chez Acte Sud : encore disponible, apparemment (sortie : 1994), où le sympathique vulcanologue disparu nous relate notamment sa passion pour ce volcan hors norme et paradoxal, antre de feu et de lave sur un continent de glace et d'effroi...Aventure géologique, technique et humaine, Tazieff se fait aussi l'"ardent" (excusez-moi...) défenseur des vrais aventuriers quand il raconte par exemple "le pire des voyages" de Scott, cet autre héros fou et génial. Et l'auteur de nous sensibiliser, déjà, sur ce trou d'ozone tellement large aujourd'hui que l'on ne parle plus aujourd'hui, presque quotidiennement, que de ses conséquences sur notre planète.
Bonne lecture quand même...
22:51 Publié dans Livres : lectures & critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature

