jeudi, 22 septembre 2005

Go Hammers !

Le match West Ham/Aston Villa de l'autre jour m'a rappelé de bons vieux souvenirs du footeux que je suis. J'ai eu la chance, le 26 décembre 2002, de voir un match qui, si il est loin d'être resté dans les annales, demeure cependant pour moi un super souvenir.

Le match était programmé à midi, comme tous les matchs de ce jour particulier - Boxing Day - en Angleterre. La paire de pintes avalé entre 11.00 et 11.45 m'a définitivement rappelé que j'étais bien au pays des rosbeefs et des fans de foot, prêts à beugler pendant 1 heure et demie après s'être si délicatement mis en bouche avec quelques tartines de houblon.

West Ham jouait Fulham - pas vraiment un match au sommet, (West Ham dernier, Fulham dans le ventre mou) - à Upton Park, un temple du foot anglais. West Ham est un club très populaire en Angleterre, un peu comme St Etienne chez nous, notamment parce que le club a fourni son lot de joueurs internationaux - dont Bobby Moore - en 66, l'année de la victoire anglaise en Coupe du Monde "at home".

Le ticket coutait tellement cher (40£) que je m'étais trompé et que j'allais à un concert des Rolling Stones. J'ai versé une petite larme en me rappelant que je payais 2 francs (oui, vous avez bien lu, 2 FRANCS ) pour aller voir le Sco à Jean-Bouin sur cette bonne vieille butte. Je m'égare, je m'égare, retour à Londres, où dans une ambiance quand même très chaleureuse (tu m'étonnes, avec 2 litres dans le cornet), West Ham et Fulham se quittèrent dos à dos 1 partout après 90 minutes d'un jeu intense mais tellement brouillon que ça me rappelait mes matchs de foot corpo du samedi après-midi... 

Mais quel bonheur d'être dans un stade avec des vrais supporters et pas des groupies opportunistes comme on a pu en voir en France ces dernières années (pour l'équipe de France en 98, Arsenal en 2000, Lyon maintenant...). D'ailleurs, l'affluence n'a pas bougé pendant que West Ham croupissait en première division (l'équivalent de notre L2) : toujours 30.000 spectateurs. Incroyable.

Je vais peut etre me refaire une petite escapade là-haut moi. Le temps de recompter mes pounds et pence éparpillés dans mes sacs de voyage, de retrouver mon bonnet West Ham et de continuer mon régime spécial choléstérol qui sera un petit peu mis entre parenthèses le temps d'un weekend.

Des fans parmi vous ??

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mercredi, 21 septembre 2005

Les "nouveaux" supporters...

Les voilà, ils reviennent, par hordes déferlantes, peinturlurés et le porte-monnaie bien remplie, cette espèce que l'on croyait en voie de disparition, j'ai nommé les imbuvables, les pénibles, les ennuyeux "nouveaux" supporters...

Les mauvais résultats des Bleus aidant, on s'en était cru débarrassés. Pensez-vous, pire que le plus fidèle des morpions, le "nouveau" supporter, profitant du retour des anciennes gloires Zidane, Thuram et Makelele (mmm...cherchez l'intrus tout de même parmi les 3 sus nommés), est revenu s'échouer bruyamment sur nos plages cet été. Ceux-là même qui vilipendaient le jeu et les Bleus depuis l'été 2004, les voilà de nouveau la gueule enfarinée et sans scrupule clamer son amour des Bleus, haut et fort.

Ca me dégoute, c'est vraiment trop facile, et tellement français, de supporter les plus forts quand tout va bien. C'est historique, chez nous, cette attitude, et cela dépasse d'ailleurs le cadre du sport. Voyez cette chaine de supermarchés - vous savez, celle du type "Croisement" qui a licencié son boss pour 38 millions d'euros - et son fumeux Club France, paquet de conso-supporters abusés. T'as besoin d'être dans un Club à la noix, toi, pour acheter ton billet et aller au stade voir les Bleus ??  T'as besoin de te peinturlurer en bleu blanc rouge de la tête aux pieds, de te déguiser en vieille poule décrépie pour être un supporter ? C'était vraiment le seul point positif de la suite de résultats moyens des bleus, c'est que le tri commençait à se faire, entre les vrais supporters et les autres.
Heureuseusement, en club, on en est pas encore là, grâce au militantisme et au lobbying des groupes de supporters. Sans eux, on se ferait bouffer par des Blayau, Dreyfus, Aulas et compagnie qui veulent tout contrôler, sans vergogne et au mépris de l'histoire de "leur" clubs.

Très franchement, je me demande parfois pourquoi je supporte toujours le Sco d'Angers, et pourquoi, comme hier sur le coup de 22.20 j'ai été déçu d'apprendre que mon équipe perde une nouvelle fois. Je n'étais pas au stade (je n'habite plus Angers depuis 7 ans), j'aurais voulu y être, malgré la défaite. Naïvement, quand j'étais plus petit, je pensais que ma simple présence au stade pouvait faire changer les résultats. Quand j'apprenais le score, souvent le lendemain matin dans le journal, je me disais : "Mais si j'avais pu y aller, on l'aurait gagné, ce match !". Il n'y a pas de "nouveaux" supporters à Angers, et, rien que pour ça, je voulais remercier le club de ma ville pour tous ses mauvais résultats engrangés depuis plus de 20 ans...

(PS ; j'ai quand même un peu les boules d'écrire cette dernière ligne, je suis aussi mal à l'aise que ce jour terrible où j'ai du voter Chirac pour contrer l'autre affreux...)

mardi, 20 septembre 2005

La touche Ripley

Tom Ripley, anti-héros le plus aimé de la littérature policière ? Voleur, escoc, menteur, assassin, voilà Tom Ripley, personnage emblématique d'une des reines du crime, Patricia Highsmith. De sa prolifique oeuvre, outre le recueil de nouvelles L'amateur d'escargots et le célèbre Stranger on a train adapté par Alfred Hitchckok, c'est ce personnage néanmoins que l'on associera le plus volontiers à la romancière. Un personnage profondément malhonnête donc, probablement schyzophrène, extrêmement intelligent, un brin chanceux, un poil sadique...mais cet homme plait.

Peut-être, simplement, Tom, en bravant des interdits élémentaires, comme tuer par exemple, nous attire vers cette violence profonde et animale qui nous anime. Peut-être aussi, Tom le voyeur nous sert de paravent à nos fantasmes les plus refoulés, dans une forme de sado-masochisme très à la mode en ce moment. Tom est aussi un être profondément malheureux, en mal de reconnaissance, mais perpétuellement frustré car toute publicité autour de sa personne ne pourrait que lui apporter des ennuis. Troublant paradoxe à notre époque de zoos humains et autres lofts où notre jeunesse s'exhibe sans vergogne à la télé...Troublant aussi à cette époque de blogs, où il est si facile de s'afficher, protégé que nous sommes par l'écran total de notre moniteur.

Nous n'aimons pas Tom ripley, nous sommes Tom Ripley !

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pour ceux qui ne (se) connaissent pas Mr Ripley, vous trouverez l'ensemble de ses oeuvres en Livre de Poche. Commencez par Monsieur Ripley, porté à l'écran à 2 reprises (Plein soleil avec Delon puis plus récemment The talented Mr Ripley avec Matt Damon), avec une dernière page d'anthologie où vous prierez pour que votre "héros" s'en sorte indemne. Suivent Ripley et les ombres, où Tom, de Paris à Vienne, se convertit en trafiquant de tableaux et devient  docteur ès crime, Ripley s'amuse, histoire curieuse et malsaine parfaitement adapté par Wim Wenders, avec Denis Hopper, pour le grand écran, diffusé il y a peu sur Arte et enfin Ripley entre deux eaux, que je viens de trouver d'occasion et que je m'en vais avaler d'un trait très prochainement !

jeudi, 15 septembre 2005

Fin de règnes... (partie 3 : Patrick Topaloff)

Certes, un règne bref et sans histoires. Merci Patrick pour tous ces grands moments passés en ta compagnie, seul, avec mon mange-disques, cet été 83, à Pornichet...

pour vous, les fans :

http://www.bide-et-musique.com/artist/279.html

 

mercredi, 14 septembre 2005

Fin de règnes...(partie 2 : Chirac)

Le gus Chirac, est, en l'espace d'une semaine et d'une communication mal maîtrisée (par sa fille, Claude, paraît-il), passé du statut de plutôt sympathique buveur de corona au coup de fourchette mondialement reconnu à celui d'un vieux, 72 ans, boîtant "légèrement" à sa sortie de l'hôpital, après avoir eu des "légers" problèmes de vision consécutifs à un "très léger" accident vasculaire...

De là, insidieusement mais sûrement, le débat vieux comme ce pays de la succession du monarche est vite revenu sur le devant de la scène politique. Les citoyens Villepin, Sarkozy, Fabius, Strauss-Kahn, Villiers, Lang se ruant sur l'aubaine avec plus ou moins de classe et de discrétion. Entre la gueguerre Sarko vs Villepin, l'omelette de Fabius, Jackouille la fripouille chez Ardisson, et Villiers qui décide de se présenter, deux ans avant l'échéance (!), à la prochaine élection présidentielle, nous avons été servis ces derniers temps !

Et les Français de se rendre compte que leur Président a 72 ans, comme quelques autres vieux dans ce pays, et que son rôle se cantonne à une réunion par semaine dans son chateau avec ses copains ministres. Un président diminué, interdit de déplacement pendant 6 semaines, contraint aux réceptions à l'Elysée et à servir de faire-valoir dans le canular de "Rires et Chansons"! "Légèrement" inutile, Chichi ? 

Villepin en profite, lui, assurant l'intérim présidentielle (c'est pas le président du sénat en principe ? Non, il est encore plus vieux que Chirac, il doit plus pouvoir prendre l'avion aussi), au conseil des ministres et à New York pour le sommet de l'Onu, un Villepin qui se pose en homme d'état, dans la continuité de son rôle de ministre des Affaires étrangères, au grand dam de son ennemi Sarkozy. Luttes d'influence, guéguerres personnelles, luttes claniques à droite, à gauche, aux extrêmes, tout y passe en ce moment. Voilà donc à quoi pensent nos politiques, à l'heure où nos immigrés et leurs enfants brûlent dans des logements insalubres, où les écarts entre riches et pauvres ne cessent de s'accroître, où les chômeurs sont toujours aussi nombreux. Pitoyables universités d'été où leaders de chaque mouvance s'évitent soigneusement, où chaque poignée de main et geste de courtoisie devant les caméras calculés, jamais innocents et sincères.

C'est un comble, me semble-t-il, que deux évènement naturels, à savoir un cyclone et un accident vasculaire, soient les déclencheurs de débats sur la succession de deux des hommes supposément les plus puissants de la planète. Les mensonges de l'un, les promesses non tenues de l'autre, les conditions même dans lesquelles ils ont été élus, les bilans respectifs ne devraient-ils pas suffire à désavouer Bush - dans le Top 3 des présidents US les plus néfastes et Chirac - champion du monde de l'inaction et de la tape sur l'épaule ?

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demain, Fin de règnes...(partie 3 : avec un invité surprise)

mardi, 13 septembre 2005

Fins de règnes...(partie 1 : Bush)

Les deux hommes se détestent cordialement, ils se sont opposés à plusieurs reprises sur des thèmes variés, le plus important étant la guerre en Irak, bref a priori ils n'ont pas grand chose en commun. Pourtant, en l'espace d'une semaine, et pour des raisons toutes différentes, on a parlé d'eux comme d'un vieux couple en fin de règne, style Ceausescu 1989 attendant le verdict après la révolution roumaine.

Effectivement,  la fin de leur règne dans leurs pays respectifs, les Etats-Unis et la France, a été largement évoqué, ici et là, surtout chez nous au demeurant...et on aurait tort de ne pas se poser des questions...et les bonnes !

Aux Etats-Unis, le débat porte principalement sur le manque de réactivité du Président Bush après que le cyclone Katrina ait dévasté les états du Golfe du Mexique fin août et sur les faillites de la sécurité civile américaine, dont Bush avait pourtant promis d'augmenter les moyens après le 11/09. Aussi, comme en 2001, les américains ne comprennent pas que leur président ne se soit pas déplacé sur les lieux du drame plus vite. En dévastant le Sud des Etats-Unis, Katrina mettait de nouveau les fractures sociales et raciales américaines au grand jour, balayant aussi les derniers espoirs du président de conquérir le vote noir en vue des prochaines élections (dans 3 ans !). Deux noirs américains sur 3 sont persuadés que Bush aurait réagi plus vite si les victimes avaient été majoritairement blanches, alors que 77% des blancs pensent le contraire. Des chiffres qui rappelent d'ailleurs la part de blacks et de blancs persuadés de l'innocence ou de la culpabilité d'O.J Simpson (joueur de foot US black accusé d'avoir tué sa femme blanche, à LA) !

Des voix s'élèvent, de nouveau, aussi contre la participation américaine en Irak. Ironiquement, beaucoup de militaires de Louisiane se trouvent embourbés du côté de Bagdad pendant que leurs familles galèrent - et meurent - au pays. Comme souvent aux US, on sort les calculatrices et on se dit que les dollars dépensés au Moyen-Orient auraient bien été utiles à la Nouvelle-Orléans. Bush fait le dos rond, prétendant qu'un pays comme les Etats-Unis pouvaient faire face sur 2 fronts à la fois, mais rapatriant dans le même temps ces militaires.

Enfin, dans ce pays aussi, des rapports sont écrits par des parlementaires, des spécialistes et autres experts, des responsables de la sécurité civile, pour mettre en garde, pour prévenir de tels drames. Là-bas, comme en France, on s'en contrefiche. Pas de chance pour Bush - mais surtout pour tous ces gens restés sur le carreau - le rapport en question a décrit de A à Z, deux ans avant et avec une précision effrayante, les effets qu'auraient un cyclone comme Katrina sur une ville comme la Nouvelle Orléans...

Bref Bush est dans la panade, son pays vit une crise d'identité et de confiance comme il n'en a probablement jamais vécu, comme le disait assez bien les invités de l'émission "Ripostes" hier sur la 5 (la nouvelle, la bien, pas la vieille, celle avec les séries et la roue de la fortune), qui extrapolaient, Emmanuel Todd notamment, au-delà de la fin de règne de Bush, sur le déclin, lent et inexorable, du pays le plus "puissant" de la planéte.

 

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demain : Fins de règnes...(partie 2 : Chirac)

 

lundi, 12 septembre 2005

Si on parlait d'Houellebecq ?

Euh, non en fait. Trop tard.

 

dimanche, 11 septembre 2005

Subbutéo fan

Si les ventes de ce jeu n'ont pas, à ma connaissance, véritablement décollé en France, le Subbuteo rencontre encore de nos jours un succès certain outre-manche, où il fait partie de la culture populaire, au même titre que les fish'n chips et la sortie au pub du samedi soir.

Le jeu était cher, autour de 300/400 francs de l'époque (fin des années 80) et représentaient un bel investissement pour mon maigre porte-monnaie ; je crois même avoir convaincu mon frère et ma soeur d'investir quelques parts dans l'investissement.

C'était quand même l'éclate, ces parties de "foot doigt", parfois un peu frustrantes (les petits joueurs se cassaient assez facilement) pour un grand échalas maladroit de 15 ans comme moi. Peu importe, les commentaires allaient bon train, toujours exagérés ("mais quelle frappe de l'attaquant du coin de la surface de la réparation !!", "quelle ambiance ce soir à Jean-Bouin !!"), on se faisait nos films de foot, et ça nous faisait bien rigoler. Les gardiens de but étaient ingérables : souvent coincés dans leur filet, accrochés à une tige en plastique, il fallait de sacrés réflexes pour tenter d'arrêter les frappes méga-violentes de mon petit frère ou de mon cousin, au mépris des règles élémentaires de physique, ce qui provoquait parfois des chutes dramatiques de joueurs hors table (imaginez les blessures) et des recherches frénétiques de ballon en plastique sous le canapé, malgré les barrières de sécurité. Le "terrain" prenant énormément de place et, doucement mais surement, l'âge aidant, les petits bonhomme en plastique (je me souviens très bien d'une figurine amputé de 2 jambes recollé avec 3 tonnes de glu) ont rejoint leur belle boîte verte rencardé au grenier...Snif.

Si vous voulez en savoir plus, allez sur le site http://www.subbuteoworld.co.uk/.

Dans un style décalé, le site anglais de foot http://www.football365.com/ - au demeurant indispensable pour tout fan de foot anglais qui se respecte - a eu l'excellente idée de proposer des tee-shirts Subbuteo très rigolos. Jugez-en plutôt sur http://www.tshirts365.com/store/comersus_listCategoriesAn....

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vendredi, 09 septembre 2005

"Black Dahlia" & Cie

Quatre bouquins écrits au scalpel, quatre bouquins qui puent LA à pleins nez,  quatre petits chefs d'oeuvre d'un des maîtres  - controversés -  du polar noir américain, James Ellroy.  Une ambiance unique, un style tranchant,  des personnages  denses, c'est le style Ellroy. Adapté avec plus (LA Confidential avec K.Basinger, Russel Crowe, KevinSpacey...) ou moins (Dark blue avec Kurt Russel) de bonheur au cinéma, les bouquins  ne décevront pas.
Commencez par l'ultra-violent "Black Dahlia", probablement le mieux réussi de la série, à mon avis, car Ellroy arrive à condenser ici ce qu'il fait le mieux, c'est noir, c'est puissant, ça vous en fout plein la tronche ! Probablement, l'oeuvre la plus personnelle de Mister James.

Poursuivez avec Le Grand Nulle Part, très sombre, glauque au possible, très bon lui aussi. Trois histoires qui s'entrecroisent, écrites avec une habileté diabolique par un Ellroy encore très bien inspiré.

Puis, c'est LA Confidential, violent, corrompu et décadent. Magnifique, donc, avec un Ellroy qui maîtrise son sujet à la perfection. Un livre rythmé, alerte, tendu...A ne pas manquer.

Enfin, c'est White Jazz, l'histoire d'un flic pourri, manipulé, et lucide à la fois. Le tout dans une ambiance jazzie bien rendue, dans un LA sordide, sorte de New Orleans fumeux et raté. Un Ellroy moins accessible (attention au livre en anglais !) cependant, une intrigue moins fluide à mon goût.

Bonne lecture !

De bons mags de foot...

Oubliez But!, L'Equipe et France Football, mettez au placard cette horde de magazines sur les transferts et les auto-proclamés "grands" clubs français. Qui se fout des résultats du championnat de Tuquie et de Slovénie, qui se fiche de connaître les buteurs du 1er tour de la "coupe" Intertoto, et qui se contrefiche de la fiche technique de la dernière recrue brésilienne de l'AC Ajaccio ?

Vous aimez le foot, vous savez vibrer pour le jeu football. Voilà l'essentiel. Certes vous avez votre équipe favorite, moi le SCO d'Angers, toi Croix Savoie, toi Metz, oui, tu es déçu le dimanche matin à la lecture de la défaite de ton équipe, mais ce qui compte n'est-ce-pas les émotions procurés par le jeu, par ces matchs d'anthologie qui nous ont fait vibrer (un peu moins à Angers qu'ailleurs, je vous l'accorde sauf Angers/Brest 3/0 en 91, si je me souviens bien), par ces gestes de classe qui nous font faire des "OOO", des "AAA" et des "putain comment y fait ?".

C'est cet état d'esprit que l'on retrouve dans 2 magazines que je vous recommande chaudement, SO FOOT et LES CAHIERS DU FOOTBALL. Un esprit tellement en décalage avec les quotidiens et hebdos susnommées, ça fait du bien, ça fait sortir le footeux de sa tanière, ça montre aussi que le fan aime aussi la musique, les bouquins et se prendre un peu la tête de temps en temps. Oui, on ADORE le foot, mais on est curieux, on aime bien quand ça nous gratte, on aime les interviews décalés de ces mags.

GUADALAJARA (prononcez Guadalajara)avait été un mag précurseur en la matière. Dommage, il n'avait pas eu le temps de décoller. Heureusement SO FOOT et LES CAHIERS DU FOOTBALL, ce dernier étant un site web à l'origine, sont là, sur vos écrans et dans vos petites mains tremblantes.


NON, le foot, le vrai, n'est pas mort !! Ouf...

 

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